Carrefour : une journée de grève exceptionnelle

Près de la moitié des salariés des hypermarchés Carrefour étaient en grève samedi. Ils protestent contre le montant jugé dérisoire de la participation en 2017 : 57 euros au lieu de 610 euros habituellement.

FRANCE 3

C’est l’un des plus grands centres commerciaux de la région parisienne, celui de Carré-Sénart, à Lieusaint (Seine-et-Marne). Samedi matin, les clients ont été accueillis en fanfare par les grévistes. Plus d’un tiers des salariés de l’hypermarché Carrefour sont en grève à l’appel de la CFDT et de Force ouvrière. "On n’a pas de récompense cette année. Nous, on a travaillé très très dur en magasin, et la récompense c’est 57 euros bruts pour la participation", explique Rosine Ciani, déléguée FO Carrefour Carré-Sénart. 57 euros de participation en 2017 au lieu de 610 habituellement, voilà ce qui a mis le feu aux poudres. Les clients apportent leur soutien aux salariés qui dénoncent aussi une dégradation de leurs conditions de travail. "Plus ça va, moins on est nombreuses (…) Je me suis retrouvée lundi matin avec deux caissières pour ouvrir le magasin", interpelle une gréviste.

Mouvement de grève historique

300 magasins étaient perturbés samedi. Face à ce mouvement, le groupe d’Alexandre Bompard vient d’octroyer une prime supplémentaire de 350 euros, mais pas question de revenir sur le plan de transformation de l’entreprise. "Ce sont des sites colossaux, on veut les relever pour absolument pérenniser notre activité en France. Qui dit pérenniser notre activité dit pérenniser l’emploi", estime Pascal Clouzard, directeur exécutif de Carrefour France. Ce mouvement de grève est historique chez Carrefour. Sur les 60 000 personnes employées dans les hypermarchés, près de la moitié a suivi cette journée d’action.

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Des salariés du groupe Carrefour manifestent ce samedi devant un magasin à Marseille.
Des salariés du groupe Carrefour manifestent ce samedi devant un magasin à Marseille. (BORIS HORVAT / AFP)