VIDEO. Mélenchon incite les députés socialistes à ne pas voter le plan Valls

Pour le coprésident du Parti de gauche, les concessions du gouvernement sur le plan d'économies de 50 milliards d'euros sont insuffisantes.

(FRANCE 2)

"Il n'y a rien dans ce plan qui mérite (...) quelque remerciement que ce soit." Jean-Luc Mélenchon continue son offensive contre Manuel Valls et son plan d'économies de 50 milliards, mardi 29 avril sur France 2. Le coprésident du Parti de gauche (PG) juge insuffisantes les concessions du gouvernement en direction des plus modestes. Il estime que le vote consultatif sur le plan d'économies était l'occasion pour les députés socialistes de "faire valoir leur conception de la politique parce que la solution à nos problèmes, c'est eux qui l'ont".

"L'idée Valls est une idée de division générale de la gauche", accuse le député européen. Il invite à déplacer le centre de gravité de la majorité de gauche : "Au lieu de l'avoir mis à l'extrême droite du mouvement socialiste avec Manuel Valls, si on le met à gauche, eh bien on peut faire une autre politique."

"Les députés socialistes ont le pouvoir"

"Il n'est pas vrai que les députés socialistes sont obligés de voter ça, c'est eux qui ont le pouvoir", affirme Jean-Luc Mélenchon. La majorité des députés socialistes devraient quand même voter le plan d'économies de Manuel Valls, permettant l'adoption de ce texte.  

Mais le sénateur de l'Essonne compte sur ce vote pour montrer l'érosion de la majorité dont dispose Manuel Valls : "Si nous avons, comme on nous le dit, trente à quarante députés socialistes qui ne votent pas ça, ça veut dire qu'on est passé de onze qui s'abstenaient (…) à trente ou quarante qui ne votent pas sa politique économique." Il énumère ensuite les composantes de la gauche qui se sont mises en retrait de la majorité, des Verts aux députés socialistes frondeurs.

"On ne peut plus continuer comme ça", estime Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite "un vote le 25 mai aux européennes qui nous donne de la force" car "on verra qu'il y a une alternative possible".

Le co-président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d\'une visite de musée Jean Jaurès à Castres, le 24 avril 2014.
Le co-président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d'une visite de musée Jean Jaurès à Castres, le 24 avril 2014. (ERIC CABANIS / AFP)