Cet article date de plus d'onze ans.

Moody's dégrade la note de l'Italie de deux crans

L'agence de notation financière craint pour l'Italie "des risques de contagion" émanant de l'Espagne et de la Grèce.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le Premier ministre italien, Mario Monti, lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 29 juin 2012. (JOHN THYS / AFP)

Nouvelle alerte financière pour Rome. L'agence de notation Moody's a dégradé, jeudi 12 juillet, la note de l'Italie de deux crans, de A3 à Baa2, et maintenu la perspective négative en raison de la situation en zone euro et des "risques de contagion" émanant de l'Espagne et de la Grèce.

"L'Italie a plus de risque de connaître une hausse brutale de ses coûts de financement ou de ne plus avoir accès aux marchés financiers (...) en raison de la confiance de plus en plus fragile des marchés et du risque de contagion émanant de la Grèce et de l'Espagne", écrit Moody's dans un communiqué. "Le risque d'une sortie de la Grèce de l'euro a augmenté, et le système bancaire espagnol va endurer davantage de pertes qu'attendu", précise l'agence, qui ajoute par ailleurs que les perspectives économiques à court terme de l'Italie se sont "détériorées".

Moody's craint que l'Italie ne puisse plus se financer auprès des marchés

Selon Moody's, l'Italie pourrait connaître une croissance "faible" et un "chômage plus élevé", l'empêchant de remplir ses objectifs de réduction des déficits et faisant naître le risque que le pays "ne puisse plus se financer auprès des marchés financiers".

L'Italie, entrée officiellement en récession fin 2011, s'y est enfoncée au premier trimestre 2012 avec une nouvelle contraction de son PIB de 0,8%, sous le poids des plans d'austérité adoptés à la chaîne depuis 2010 pour rassurer les marchés. Moody's rend certes grâce au gouvernement italien d'avoir lancé des réformes qui peuvent "potentiellement" améliorer la croissance à long terme du pays et les perspectives fiscales, mais elle estime toutefois que des risques "substantiels" pèsent sur la mise en œuvre de ces réformes, expliquant le maintien d'une perspective négative.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.