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Menaces sur le AAA français : Pécresse relativise, Hollande dénonce

Après l'annonce de Standard & Poor's, l'ensemble de la classe politique réagit mardi.

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France Télévisions
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La ministre du Budget Valérie Pécresse à l'Assemblée nationale, le 2 novembre 2011, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Après la mise sous surveillance négative de la note française par l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's, l'ensemble de la classe politique française réagit mardi 6 décembre. Le gouvernement minimise l'annonce quand la gauche en profite pour dénoncer l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy. 

• Le gouvernement se veut rassurant 

"Standard & Poor's ne nous a pas dégradés. Elle nous a mis sous surveillance. C'est très différent." Lundi 5 décembre, dans la soirée, la ministre du Budget Valérie Pécresse a tenté, au micro d'Europe 1, de relativiser l'annonce de l'agence de notation américaine

Puis, dans une déclaration à l'AFP, la ministre s'est voulue positive. "On peut voir cet avertissement comme un encouragement à apporter une réponse très forte et à afficher une unité européenne sans faille", a-t-elle insisté, ajoutant que le sommet européen des 8 et 9 décembre sera "essentiel pour tous les pays de la zone euro et donc pour la France". Elle a écarté tout nouveau plan d'austérité, qui "ne serait pas du tout la réponse adaptée".

De son côté, François Baroin, le ministre des Finances, s'est évertué à rappeler que "le problème n'est pas français""C'est la zone euro qui est mise sous surveillance. (...) Le problème, c'est la dégradation des déficits publics et de la dette européenne depuis la crise de 2008-2009", a-t-il déclaré sur i-télé.

iTélé

• "Un échec de la politique conduite depuis 5 ans", pour François Hollande 

Invité sur France Inter, le candidat socialiste à la présidentielle a indiqué qu'il ne souhaitait pas une dégradation de la note française "parce que ça voudrait dire que nous serions obligés les uns et les autres d'emprunter à des taux plus élevés". François Hollande s'est également montré prudent : "Je ne veux rien dire qui puisse affaiblir la France au moment où elle affronte des difficultés."

Il a toutefois estimé que "la situation marque un échec de la politique qui est conduite depuis cinq ans" par le chef de l'Etat. Le député de Corrèze a notamment mis en cause "les plans successifs [de rigueur], l'absence de soutien de l'activité" par le gouvernement, qui ont abouti à "une croissance minimale au premier semestre 2012".

Selon le candidat PS, "la France devrait d'ores et déjà reprendre les allègements fiscaux qui ont été consentis aux plus favorisés et qui n'ont pas été repris par les deux derniers plans dits de rigueur présentés par le gouvernement".

FTVi / FRANCE INTER

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