Les JO d'Athènes de 2004 ont fait courir la dette de la Grèce

Le président du Comité international olympique a avoué mardi que les Jeux olympiques d'été ont fait augmenter la dette du pays de 2 à 3 %. En cause : des travaux plus coûteux que prévus. 

L\'actrice grecque Thali Prokopiou allume la flamme olympique, le 25 mars 2004, juste avant les JO d\'été organisés à Athènes (Grèce).  
L'actrice grecque Thali Prokopiou allume la flamme olympique, le 25 mars 2004, juste avant les JO d'été organisés à Athènes (Grèce).   (ARIS MESSINIS / AFP)

En 2004, le président du Comité olympique, Jacques Rogge, s'était félicité "des Jeux de rêve (et) inoubliables". Mais les Jeux olympiques d'été, organisés cette année-là à Athènes, ont surtout été très coûteux. Dans un entretien publié mardi 27 décembre dans le quotidien grec Kathimérini, le même président du CIO a assuré que leur organisation a contribué à faire augmenter la dette publique de la Grèce. 

Ainsi, "2 % à 3 % de la dette extérieure du pays a augmenté en raison du coût des Jeux", a précisé Jacques Rogge. La dette du pays équivaut aujourd'hui à 350 milliards d'euros. 

Le retard a coûté cher

Financés en grande partie par l'Etat grec, les JO d'Athènes ont coûté environ 13 milliards d'euros. Mais selon Jacques Rogge, qui était aussi président du CIO à l'époque, "ce coût aurait pu être plus bas, s'il n'y avait pas eu d'importants retards dans les travaux". La situation avait en effet entraîné "des doubles vacations et des rémunérations coûteuses".

Certanis sites construits lors des Jeux olympiques font en tout cas partie d'un vaste programme de privatisation de 50 milliards d'euros. Il s'agit d'une des mesures destinées à venir à bout de la crise en Grèce.