Le Parlement italien entérine le plan anti-crise

Les députés ont adopté les mesures économiques en fin d'après-midi. Silvio Berlusconi devrait démissionner dans la foulée.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le 12 novembre 2011.
Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le 12 novembre 2011. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP PHOTO)

Silvio Berlusconi vit ses derniers instants à la tête du gouvernement italien. Samedi 12 novembre, les députés ont adopté définitivement un train de mesures anti-crise promises à l'Union européenne, après le vote du Sénat vendredi. Le président du Conseil devrait donc présenter sa démission dans la soirée, comme il s'y était engagé en début de semaine.

Un conseil des ministres est en effet prévu dans la foulée de ce vote du Parlement, à la suite duquel le Cavaliere, 75 ans, remettra son mandat au président de la République, Giorgio Napolitano, qui devrait passer le relais à Mario Monti.

Vers un gouvernement transitoire "de large entente"

L'ex-commissaire européen a été reçu pendant deux heures jeudi par le président Napolitano pour discuter de la composition d'un gouvenement de transition. La nouvelle équipe pourrait prendre ses fonctions dès lundi.

Selon les médias, le président italien privilégie un gouvernement "de large entente", soutenu par une ample majorité parlementaire, dans lequel siégeraient à la fois des ministres du Peuple de la liberté, le parti de Silvio de Berlusconi, et de l'opposition de gauche et centriste. Le gouvernement provisoire devrait fonctionner jusqu'aux prochaines législatives, prévues au printemps 2013, si ces élections ne sont pas anticipées.