Le Fonds de soutien européen n'atteindra "probablement pas" l'objectif de 1 000 milliards

Le président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, l'a affirmé dans la nuit de mardi à mercredi après une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Le président de l\'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le ministre des Finances français, François Baroin, à Bruxelles (Belgique), le 29 novembre 2011.
Le président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le ministre des Finances français, François Baroin, à Bruxelles (Belgique), le 29 novembre 2011. (JOHN THYS / AFP)

La force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui doit aider les pays en difficulté de la zone euro, n'atteindra "probablement pas" le montant de 1 000 milliards d'euros. Le président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, l'a annoncé dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 novembre, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles (Belgique). Selon Jean-Claude Juncker, c'est le fruit de la dégradation de la situation sur les marchés.

"Nous n'avons pas revu les ambitions à la baisse, mais les conditions ont changé, donc probablement ça ne sera pas 1 000 milliards mais moins, mais tout de même [un montant] substantiel", a affirmé le chef de file des ministres des Finances de l'Union monétaire.

Le montant de 1 000 milliards d'euros, initialement établi lors du sommet européen de fin octobre, comme le rapportait Le Figaro, devait assurer la sécurité de la monnaie européenne et des pays de la zone euro.

Les conditions de renforcement du FESF avaient été l'objet d'intenses négociations entre les dirigeants européens, qui cherchent des investisseurs étrangers. La Chine s'était montrée intéressée, le Japon était prêt à faire plus, alors que les pays émergents étaient hésitants.