Lagarde salue des "progrès significatifs" en Grèce et en Italie

La patronne du FMI appelle à la "stabilité politique" dans ces deux pays.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lors d\'une conférence de presse à Pékin, le 10 novembre 2011.
La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse à Pékin, le 10 novembre 2011. (Zhang Wei)

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a salué samedi 12 novembre les "progrès significatifs" politiques en Grèce et en Italie, toujours confrontés à une crise de la dette majeure. "Ce que nous souhaitions au Fonds monétaire international, c'est une stabilité politique et une clarté politique dans ces deux pays", a expliqué Christine Lagarde, devant des journalistes à Tokyo. "Je crois que des progrès significatifs ont été réalisés."

L'Italie a quelque peu rassuré les investisseurs vendredi avec l'adoption au Sénat d'un plan anti-crise promis à l'UE, prélude au départ attendu samedi du président du conseil Silvio Berlusconi, tandis que la Grèce s'est dotée d'un gouvernement au complet, dirigé par Lucas Papademos, et a reçu le soutien de l'Allemagne.

"Je me réjouis de la nomination du Premier ministre Lucas Papademos que je connais bien et avec lequel nous allons pouvoir redémarrer les travaux, à la fois sur l'examen du paiement de la sixième tranche et puis sur la suite des relations entre le Fonds et la Grèce", s'est réjouie Christine Lagarde.

La Grèce a absolument besoin de cette tranche de 8 milliards d'euros de prêts internationaux d'ici au 15 décembre, que doivent lui verser ses bailleurs de fonds (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), si Athènes respecte un certain nombre de conditions.

Le probable successeur de Berlusconi, "un homme de grande qualité"

"En ce qui concerne l'Italie, je me réjouis également que le Sénat ait voté maintenant le plan de réforme qui avait été soumis au Parlement, a poursuivi Christine Lagarde. Le président du Conseil [Silvio Berlusconi] a annoncé son intention de laisser la place et je suppose qu'une nomination interviendra dans les très prochains jours, ce qui là aussi sera un signe à la fois de clarification et de crédibilité des instances politiques, ce qui est un des éléments fondamentaux de la stabilisation de la situation sur le plan général."

La directrice générale du FMI a également évoqué la probable arrivée de l'ex-commissaire européen Mario Monti, pressenti pour succéder au "Cavaliere" et nommé mercredi sénateur à vie. "Je connais bien Mario Monti. J'ai beaucoup d'estime et de beaucoup de respect pour lui, je pense que c'est un homme de grande qualité avec lequel en tous cas j'ai toujours eu un dialogue à la fois fructueux et extrêmement chaleureux."