L'Europe cherche des investisseurs étrangers pour soutenir son fonds de secours

Les dirigeants européens se sont accordés, mercredi, pour que des investisseurs étrangers contribuent au soutien de la zone euro. Chine et Japon ont déjà rpéondu présents.

L'accord obtenu au sommet européen, mercredi 26 octobre, l'affiche clairement : les dirigeants de la zone euro veulent augmenter de la force de frappe du fonds européen de stabilité financière (FESF). Il devrait atteindre les 1 000 milliards d'euros. Mais l'Union européenne (UE) cherche encore davantage d'argent, et donc de nouveaux investisseurs prêts à contribuer à ce fonds ou à d'autres fonds adossés à celui-ci. Elle regarde notamment vers les pays émergents, dont certains ont déjà répondu présent.

• La Chine intéressée

Avant même la réunion des dirigeants de la zone euro, la Chine, qui détient dans sa réserve de change entre 400 et 600 milliards d'euros, s'est dit prête à contribuer au ce fonds de secours aux pays en difficulté. Le président du fonds, Klaus Regling, sera d'ailleurs à Pékin, vendredi. Mais ce n'est "pas une visite officielle", assure un responsable de la délégation. Nicolas Sarkozy a prévu, lui, de s'entretenir à ce sujet ce jeudi avec le président chinois Hu Jintao.

• Le Japon prêt à faire plus

Klaus Regling doit également se rendre au Japon le week-end des 29 et 30 octobre. La troisième économie mondiale a déjà investi 2,28 milliards d'euros, lors des trois premières émissions lancées depuis le début de l'année par le FESF. Et Tokyo est prêt à mettre davantage.

• Des émergents hésitants

Des négociations ont commencé avec d'autres pays émergents, selon un diplomate. Mais le Brésil, la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud ne se sont pas encore prononcés, d'après un autre. La Russie et le Brésil seraient prêts à aider la zone euro uniquement à travers le Fonds monétaire international. En contrepartie, ils souhaiteraient que le poids de pays émergents au sein de l'instution de Washington soit augmenté.

Quant à la piste des pays du Golfe, un moment évoquée, elle ne ferait plus partie des priorités européennes..