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Cazeneuve ne veut pas "d'austérité à perpétuité"

Le ministre français des Affaires européennes veut redonner "du sens" à l'Europe, grâce au plan de croissance décidé à Rome vendredi.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le ministre des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, au siège de l'Union européenne à Bruxelles, le 29 mai 2012. (JOHN THYS / AFP)

Il veut redonner de "l'espoir" aux Européens. Le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, presse les dirigeants de "démontrer aux peuples d'Europe qu'il existe un projet fédérateur qui redonne du sens", dans un entretien au JDD, dimanche 24 juin. Et cela passe par un plan de croissance, prôné par François Hollande et acté au sommet de Rome, vendredi. "Il s’agit d’éviter que les peuples d’Europe soient condamnés à l’austérité à perpétuité", selon le ministre.

Bernard Cazeneuve, interrogé à propos d'un sondage européen sur les chances de la Grèce de sortir de la crise et sur l'avenir de la zone euro, se dit préoccupé par "l'incapacité dans laquelle l'Union européenne s'est trouvée jusqu'à présent de répondre dans l'urgence aux défis auxquels l'Europe est confrontée", a-t-il estimé. "Nous avons besoin de réponses urgentes, de plus de solidarité et, à terme, de plus d’unité pour rendre l’Europe plus efficiente."

Le sondage, réalisé simultanément en France, Allemagne, Espagne et Italie, montre le très fort scepticisme des citoyens de ces pays sur la capacité de la Grèce à combler sa dette et son déficit et à rester dans l'euro. Mais il révèle aussi l'attachement des Européens à leur monnaie commune. Paradoxe. "On ne peut pas à la fois croire en l'euro et récuser les mécanismes de solidarité qui garantissent la stabilité financière et monétaire", commente Bernard Cazeneuve.

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