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Dégradation de permanences de députés LREM : "La loi du plus fort, ce n'est plus la République", dénonce Brune Poirson

La secrétaire d'État est revenue sur les dégradations de permanences de parlementaires de la majorité, après la signature du Ceta.

Article rédigé par France Info
Radio France
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Brune Poirson, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, le 10 juillet 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Intimider pour orienter les votes, ça s'appelle la loi du plus fort et ce n'est plus la République. C'est ça qui est extrêmement dangereux", a dénoncé sur franceinfo lundi 29 juillet Brune Poirson, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire. Plusieurs permanences de députés de la majorité ont été dégradées après la ratification du Ceta.

On peut être pour ou contre le Ceta, avoir des réserves, mais on ne peut pas, dans une démocratie, intimider physiquement des parlementaires et appeler à les intimider.

Brune Poirson

à franceinfo

"Je tiens à condamner très fermement ces intimidations, parce qu'il s'agit bien d'intimidations contre les parlementaires. Ce sont des élus de la République et l'intimidation, c'est le début de la fin de la démocratie et c'est intolérable", a-t-elle poursuivi.

Le Ceta, un accord "hérité"

Sur la ratification du Ceta, le controversé traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, Brune Poirson a rappelé que la majorité "en a hérité". Cet accord "a commencé à être discuté sous Nicolas Sarkozy, il a été négocié sous François Hollande et il y en a beaucoup qui aujourd'hui s'élèvent contre le Ceta alors qu'ils l'ont négocié eux-mêmes", a regretté la secrétaire d'État.

"Ce que nous avons fait, c'est que nous avons mis en place un plan d'action, qui permet notamment d'avoir un véto climatique et de renforcer les normes sanitaires", a assuré Brune Poirson. "Dans les discussions notamment sur le Mercosur, nous venons d'installer un comité d'experts pour aiguiller nos décisions, parce qu'il est certain qu'il faut un accord de libre-échange du 21e siècle."

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