Chute de la bourse de Shanghai : quelles conséquences sur l'économie mondiale ?

Une croissance beaucoup plus faible que prévue en Chine, et les bourses du monde entier dévissent. Cette brutale chute de la croissance aura forcément des conséquences sur les économies du monde entier.

(Illustration bourse Chine © Maxppp)

Au lendemain du "lundi noir" sur les places boursières de la planète, la glissade s'est poursuivie mardi matin à la Bourse de Shanghai mais les autres grandes places financières asiatiques sont repassées dans le vert.

Cette brutale chute de la croissance chinoise aura forcément de conséquences sur les économies du monde entier. Pour pallier la baisse de la consommation des ménages, la Chine veut davantage exporter. Pour cela elle a procédé en un court laps de temps à trois dévaluations. Un Yuan moins cher, c’est des exportations meilleur marché, plus compétitives.

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Une redistribution des cartes à plus long terme ?

Mais pour l’Europe et les Etats-Unis c’est un euro et un dollar plus cher et donc des exportations moins compétitives. Les secteurs les plus touchés seront le luxe et l’automobile, et toutes les entreprises mutinationales, toute activité confondue qui commercent avec la Chine. On peut s’attendre à des matières premières encore meilleur marché. Le pétrole, bien sûr, et le gaz. La Russie et l’Algérie vont pâtir d’un prix du gaz orienté à la baisse.

En revanche, les cours de l’or, valeur refuge devraient monter. Mais à plus long terme ce qui se dessinent c’est une redistribution des cartes. Les pays occidentaux reprennent la main en matière de croissance et de productivité.  La Chine n’est plus perçue comme le seul moteur de la croissance mondiale.

"La question est de savoir si dans les jours qui viennent nous allons assister à un effondrement qui dure des bourses en Europe et aux Etats-Unis. Pour ma part, je ne crois pas que ce mouvement puisse perdurer au delà des semaines qui viennent ", rassure d'ailleurs sur France Info Jean-Hervé Lorenzi, président du cercle des économistes. Il note que l'évolution américaine est bien orientée et la croissance européenne qui reste faible mais stable. "Nous ne sommes absolument pas à la veille d'une crise mondiale ", veut-il croire.

Jean-Hervé Lorenzi, président du cercle des économistes, ne croit pas à un effondrement de l'économie mondiale
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