Cet article date de plus de sept ans.

Bruxelles approuve le budget 2014 de la France

Après l'audition de Pierre Moscovici jeudi, la Commission européenne estime que le projet de budget français pour l'an prochain est "prudent" et que ses hypothèses sont "plausibles".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, et le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, le 26 septembre 2013 à Bruxelles (Belgique). (GEERT VANDEN WIJNGAERT / AP / SIPA)

Vingt-quatre heures après sa présentation en Conseil des ministres, c'est à Bruxelles que le budget 2014 de la France devait faire ses preuves, jeudi 26 septembre. Un grand oral que Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, a réussi, d'après la Commission européenne. Le projet de budget français pour l'année prochaine est  "responsable et prudent" et ses objectifs sont "en ligne avec les recommandations européennes", a déclaré Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques. Ce dernier a estimé que les hypothèses de croissance économique retenues dans le budget de la France (+0,9% en 2014 après +0,1% cette année) lui paraissaient "plausibles".

Un avis favorable qui devrait contenter Bercy et détendre l'atmosphère entre Paris et Bruxelles, tendues depuis plusieurs mois. En effet, la Commission européenne, qui a ouvert une procédure pour déficit excessif contre la France, lui a accordé deux ans de plus, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit sous 3% du PIB. Le projet de budget 2014 prévoit de ramener le déficit public de la France à 3,6% du PIB l'an prochain, soit 0,5 point de moins qu'attendu cette année, en faisant porter l'effort essentiellement sur les économies et en stabilisant les prélèvements obligatoires pour les entreprises.

Selon les nouvelles règles européennes, les pays membres de la zone euro doivent soumettre à la Commission leur projet de budget 2014 avant le 15 octobre. L'exécutif européen peut alors formuler des critiques et des recommandations, que les pays peuvent choisir de ne pas suivre, au risque de se voir infliger de lourdes amendes si leur déficit dérape.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.