Cet article date de plus de neuf ans.

Le Japon lèvera l'embargo sur la viande bovine française le 1er février

Bannie du pays depuis onze ans à cause de la vache folle, la viande bovine française va pouvoir faire son retour dans les assiettes nippones. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un troupeau de vaches limousines en 2011. (MICHEL GUNTHER / BIOSPHOTO / AFP)

C'est officiel, la viande bovine française va faire son retour au Japon, à compter du 1er février. Tokyo a annoncé la levée de l'embargo en vigueur depuis la crise de la vache folle en 2001, selon le ministère français délégué à l'Agroalimentaire, lundi 28 janvier. La levée de l'embargo concerne les restrictions sur "les viandes bovines issues d'animaux de moins de 30 mois en provenance de France, des Pays-Bas, du Canada et des Etats-Unis". La décision a été prise par le Conseil de la sécurité sanitaire des aliments et des affaires pharmaceutiques du ministère japonais de la Santé. 

Les viandes bovines françaises étaient interdites à l'importation au Japon depuis 2001 en raison de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Pour le ministre Guillaume Garot, "c'est aussi une bonne façon d'arrimer la présence française sur le marché japonais" de l'agroalimentaire. Le Japon, pays du bœuf de Kobé, est "un marché particulièrement exigeant sur le plan sanitaire et de la sécurité alimentaire auquel il a fallu apporter la preuve de nos compétences", a-t-il expliqué, tout en saluant "l'effort de longue haleine, notamment des producteurs", pour satisfaire ces exigences.

La plupart des grands producteurs de viande maintiennent toutefois leur embargo, comme le Canada, les Etats-Unis, l'Argentine, le Brésil, l'Australie, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Chine. Guillaume Garot doit se rendre au Japon et en Chine avant le mois de juin pour y faire la promotion de l'agroalimentaire français.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Marchés

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.