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Facebook vend ses actions 38 dollars, plus grosse entrée en Bourse de l'histoire d'internet

Le réseau social a annoncé jeudi la mise en vente de 421 millions d'actions au prix de 30 euros, ce qui valorise le groupe à 104 milliards de dollars maximum.

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France Télévisions
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Au siège de Facebook, en Californie, le 15 mai 2012. (ROBYN BECK / AFP)

C'est la plus grosse entrée en Bourse pour une valeur internet, et la deuxième plus grosse pour une entreprise américaine tous secteurs confondus. Le réseau social sur internet Facebook a annoncé jeudi 17 mai la mise sur le marché de plus de 421 millions d'actions au prix de 38 dollars pièce (30 euros), en haut de la fourchette annoncée mardi, ce qui valorise le groupe à 104 milliards de dollars maximum (82 milliards d'euros).

Les titres Facebook doivent commencer à s'échanger sur le marché électronique Nasdaq vendredi sous le sigle FB. C'est l'événement le plus attendu de l'année sur les marchés aux yeux des observateurs, quasiment huit ans après la création du réseau social né dans la chambre d'une résidence universitaire de Harvard.

Les analystes méfiants

Cette entrée en Bourse est la deuxième plus importante aux Etats-Unis derrière Visa, mais devant General Motors, selon le cabinet Renaissance Capital qui ne comptabilise que les offres initiales d'actions ordinaires. En cas de fort intérêt des investisseurs, jusqu'à 63,18 millions de titres Facebook supplémentaires pourraient être mis en vente.

L'entreprise, elle-même, cède 180 millions d'actions, ce qui lui permet de récolter 6,84 milliards de dollars. Le solde, soit 57% de l'offre, est cédé par des actionnaires existants, portant le total de l'opération à 16,02 milliards de dollars.

Certains analystes s'étaient interrogés sur la possibilité que Facebook et les banques pilotant l'entrée en Bourse, puissent dépasser la fourchette de prix de 34 à 38 dollars annoncée, vu l'engouement suscité par cette opération ultra-médiatisée. Cela n'a finalement pas été le cas. De nombreux analystes ont mis en garde contre tout emballement pour Facebook, dont la croissance du chiffre d'affaires est en décélération alors qu'il est en phase d'investissements intenses, et qui peine à monétiser la migration du trafic internet sur les appareils portables.

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