Entreprises : quand la privatisation fait dans le sensationnel

Retour sur les privatisations de ces dernières années. À chaque fois, des grandes opérations sont vantées, accompagnées de publicités très alléchantes. Mais elles ne débouchent pas toujours sur de bonnes nouvelles.

France 2

Au commencement, dans les années 1980, il fallait vendre une histoire, un savoir-faire, mais aussi du rêve, du glamour. Ainsi, pour la privatisation de la banque Suez, rien n'était trop beau. L'entreprise avait engagé l'une des plus grandes actrices françaises : Catherine Deneuve. Suez, Saint-Gobain, ou encore Paribas, la Société Générale : ce sont les premières grandes privatisations lancées en France. L'époque est au libéralisme économique, au "bling-bling", comme on ne l'appelle pas encore. La privatisation de Saint-Gobain est lancée au champagne.

Le capitalisme célébré

Un million et demi d'actionnaires pour Saint-Gobain : les opérations sont des succès. La Bourse de Paris pavoise. Les expressions "petit porteur" ou "noyau dur" s'installent dans le quotidien. Une certaine idée du capitalisme célébrée par le ministère des Finances d'alors. "Cela prouve comment la politique de privatisation peut jouer un rôle important pour le développement de la démocratie économique", explique alors  Édouard Balladur. Et si les publicités pour les privations sont généralement spectaculaires, le résultat n'est pas toujours à la hauteur des ambitions.

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Immeuble Saint Gobain à La Défense à Paris.
Immeuble Saint Gobain à La Défense à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)