Bois de chauffage : la qualité en question

Moins cher que les énergies fossiles, l'électricité ou le gaz, le bois de chauffage connait un succès grandissant. Quel avenir pour cette énergie d'ores et déjà adoptée par huit millions de foyers en France ?

Christophe Magnani, exploitant forestier à Gazeran (Yvelines), est habitué aux commandes de dernière minute car de plus en plus de clients attendent le dernier moment pour acheter leur bois. Il livre du chêne, du charme, et du hêtre, des bois denses qui vont bien brûler. Le prix ? 70 euros le stère. Cette cliente en a commandé trois pour cet hiver. L'humidité est le pire ennemi d'un chauffage efficace. Fabienne Haudiquet utilise sa cheminée en appoint. Un moyen de réduire sa facture d'électricité. Mais elle a déjà été déçue : "Je suis déjà tombée sur du bois de mauvaise qualité, qui fumait beaucoup, qui était humide et pas bien coupé", témoigne-t-elle.

Objectif : un taux d'humidité inférieur à 20%

Son livreur, Christophe Magnani, est exploitant forestier depuis dix ans. Il sélectionne lui-même ses bois, qui proviennent de la forêt de Rambouillet, ou du Morvan. Pour garantir la performance des poëles et des nouvelles cheminées, le bois doit être bien sec, mais les clients ne disposent pas toujours d'informations fiables lors de leur achat. Alors la filière s'organise. À Buzençais (Indre), près de Châteauroux, une entreprise certifie son bois. D'abord, l'origine France. Autre critère, le taux d'humidité. Ici, pas question de stocker le bois plusieurs années, il est séché artificiellement. Fraîchement coupé, le bois est scié, puis fendu pour être entassé dans des immenses hangars chauffés. L'objectif est d'atteindre un taux d'humidité inférieur à 20%.

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Dans le Morbihan, Thierry Brulavoine, porte-parole de La Maison commune de la décroissance, coupe lui-même son bois et récupère l'eau de pluie. (BENJAMIN MATHIEU / FRANCEINFO)