"Dieselgate" : Volkswagen à son tour mis en examen en France pour "tromperie", son ex-patron poursuivi pour faux témoignage en Allemagne

Mardi, le constructeur Renault avait déjà annoncé sa mise en examen dans la même affaire.

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France Télévisions
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Le logo Volkswagen à Dunkerque (Nord), le 4 novembre 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Volkswagen (VW) a été mis en examen en France le 6 mai pour "tromperie" dans l'enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel, ont annoncé mercredi 9 juin le constructeur et une source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1. Le géant allemand de l'automobile conteste dans un communiqué "tout préjudice" pour les consommateurs français dans ce qui est appelé le "Dieselgate". Renault avait annoncé mardi sa propre mise en examen pour la même affaire.

Dans la foulée du communiqué de Volkswagen , Berlin a annoncé que l'ancien patron du groupe automobile, Martin Winterkorn, était mis en accusation pour faux témoignage par une commission d'enquête parlementaire. Il est accusé d'avoir "sciemment menti" aux députés sur le moment à partir duquel il a eu connaissance de la présence dans les moteurs des voitures VW de logiciels illicites, a précisé le parquet.

Volkswagen a reconnu sa culpabilité en 2015

Le "Dieselgate", qui a donné lieu à des actions en justice dans de nombreux pays, a déjà coûté 30 milliards d'euros à Volkswagen, en grande partie aux Etats-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017. Le constructeur avait reconnu à l'automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d'un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

"Pour Volkswagen AG, les faits examinés par la justice française sont inclus et identiques à ceux déjà tranchés en Allemagne, mais les juges d'instruction nous ont répondu qu'il fallait selon eux poursuivre les investigations avant de se prononcer définitivement sur ce sujet", a déclaré l'avocat du constructeur, Me Huc-Morel. La société a d'ores et déjà contesté cette analyse des magistrats devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Son recours est en attente d'examen.

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