Bruxelles, Madrid et Paris tentent un recours contre l'Union européenne et ses nouvelles normes de pollution des véhicules

Les trois villes dénoncent l'accord passé avec les constructeurs automobiles, qui autorise le relèvement des seuils d'émission d'oxyde d'azote.

Les gaz d\'échappement des moteurs diesel sont classés comme cancérogènes par l\'Organisation mondiale de la santé depuis 2012 (illustration).
Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont classés comme cancérogènes par l'Organisation mondiale de la santé depuis 2012 (illustration). (MAXPPP)

L'Europe en fait-elle assez contre la pollution de l'air ? Pas pour Madrid, Bruxelles et Paris. Les maires des trois capitales de la France, Belgique et Espagne, tentent un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne, qui doit en examiner la recevabilité jeudi 17 mai.

Une leçon du "dieselgate"

Le recours concerne les dispositions de la commission européenne et les nouvelles normes de pollutions des véhicules, mises en place depuis septembre. L'affaire du "dieselgate" a montré que toutes les voitures polluaient bien plus sur la route que les normes qu'elles affichaient lors de leurs tests d'homologation. La commission européenne a donc proposé de nouvelles règles, au lendemain de ce scandale : des tests plus proches de la réalité, avec en contre-partie pour les constructeurs un relèvement des seuils d'émission. En clair, le plafond des émissions d'oxyde d'azote, sorties des pots d'échappement et très nocives pour les poumons, est deux fois plus élevé qu'avant. 

Avec leur recours conjoint visant cette nouvelle réglementation, les maires de Paris, Madrid et Bruxelles espèrent le retour des anciennes normes tout en gardant des tests proches de la réalité de conduite.