4 Vérités - Jadot (EELV) : "Fillon, Valls ou Montebourg adorent le diesel"

Yannick Jadot est l'invité de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mercredi 7 décembre.+

FRANCE 2

Malgré la circulation alternée mise en place mardi à Paris et ses alentours, il y a eu 375 km de bouchons en région parisienne, laissant penser que les consignes ne sont pas respectées. "C'est criminel", s'insurge Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle, dans les 4 Vérités ce mercredi matin. "Depuis six jours, il y a des pics de pollution et nous abîmons notre santé. On a l'impression qu'on attend toujours la petite brise, la petite pluie qui va nous permettre de ne pas agir. Une fois qu'on agit, il n'y a aucun contrôle. Cette pollution nous fait tousser, mais elle est invisible donc on n'agit pas", estime le député européen.

"Il y a une partie d'incivilité, mais à partir du moment où le gouvernement n'apparaît pas ferme, où il a l'air d'hésiter, les gens pensent qu'il n'y aura pas de contrôles et qu'ils seront sympas s'il y en a", explique l'écologiste.

"La solution, selon lui, c'est le système des vignettes, qui entrent en vigueur en janvier à Paris et Grenoble, et il faut incontestablement sortir du diesel, qui cause 15 000 morts en France chaque année".

"Trop de lobbys"

"Les Fillon, Juppé, Valls ou Montebourg adorent le diesel. On ne gardera pas notre industrie automobile et ses emplois avec les voitures les plus polluantes du monde, mais si on fait des voitures propres", vitupère-t-il.

Yannick Jadot réclame de la transparence et demande des comptes à François Fillon, qui a gagné via une société de conseil "17 000 euros en moyenne par mois ces cinq dernières années". "Est-ce que vous trouvez normal qu'un candidat à la présidence puisse ne pas dire qui a payé pour ces revenus ? Le problème, c'est qu'il ne dit pas quels ont été ses clients qui peuvent remettre en cause sa capacité à gouverner en toute indépendance".

Et de conclure : "Il ne répond pas donc cette affaire doit le gêner. Il y a trop de lobbys qui perturbent la vie politique, qui nous empêchent d'agir sur la santé ou à l'échelle internationale".

(CITIZENSIDE/NICOLAS KOVARIK / CITIZENSIDE)