Des 2x2 voies transformées en autoroutes et privatisées ?

Après les autoroutes, les routes secondaires vont-elles être privatisées ? Les sociétés d'autoroutes ne cachent pas leur intérêt pour ce réseau de 9 600 km.

France 3

En Alsace, l'A351 fait partie des rares autoroutes dans le giron de l'État, mais peut-être plus pour longtemps. Les 2 600 km encore directement exploités par l'État suscitent la convoitise des sociétés concessionnaires. L'idée que ces voies express puissent à leur tour être privatisées inquiète les automobilistes. Ces entreprises exploitent déjà les trois quarts des autoroutes françaises et leur appétit ne s'arrête pas là.

L'État n'aurait plus les moyens d'entretenir

Dans un document daté de 2014 et révélé samedi 30 mars par la cellule investigation de Radio France, elles proposent d'élargir ce modèle à l'ensemble du réseau routier national, soit 9 600 km. Aujourd'hui, compte tenu de l'état du réseau, les sociétés françaises d'autoroutes confirment leur intérêt. Seul changement, elles visent en particulier les voies express nationales pouvant être transformées en autoroutes. Leur argument ? Le gouvernement n'a plus les moyens d'entretenir ce réseau routier, très dégradé par endroits et qui nécessiterait près de 1,5 milliard d'euros d'investissement par an. Le ministère des Transports se dit prudent et réticent, mais n'exclut rien.

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Un radar automatique sur l'A10, près de Neuvy-en-Beauce (Eure-et-Loir). (BERNARD MÉNIGAULT / CROWDSPARK / AFP)