PSA : Aulnay doit-il fermer ?

Le "Journal du dimanche" croit savoir qu'un rapport commandé par Montebourg "valide" la fermeture d'Aulnay. L'entourage du ministre dément.

Le site PSA Peugeot Citroën d\'Aulnay-sous-Bois, le 9 juin 2011.
Le site PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, le 9 juin 2011. (MARTIN BUREAU / AFP)

Le rapport commandé par le gouvernement à un expert pour évaluer la situation de PSA Peugeot Citroën ne doit être présenté que mardi 11 septembre par Arnaud Montebourg aux syndicats. Mais déjà, il suscite des divergences sur son interprétation.

Le Journal du Dimanche, dans son édition de dimanche 9 septembre, croit savoir que ses conclusions ne sont pas bonnes. Sans citer ses sources, il avance qu'il doit "confirmer la grande fragilité du groupe" et "valider" la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. D'après l'hebdomadaire, "le rapport épingle aussi la gestion de la famille Peugeot".

L'entourage de Montebourg dément

Seulement, dans l'entourage du ministre du Redressement productif, on diverge sensiblement. Une source proche du ministre a déclaré à l'AFP que "les infos parues ce jour dans le JDD (n'étaient) pas conformes aux conclusions du rapport Sartorius" (du nom de l'expert mandaté).

"Le constat de la surcapacité est posé" mais la fermeture d'Aulnay "n'est pas validée et la question reste en suspens", a déclaré une source proche du dossier qui a pu consulter les conclusions du rapport.

Colère du gouvernement

En juillet, PSA Peugeot Citroën avait annoncé un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 postes et la fermeture en 2014 de son usine d'Aulnay-sous-Bois. Cette annonce a causé un choc politique et social dans l'Hexagone où le dernière fermeture d'une usine automobile remonte à 1992 avec celle de Renault à Boulogne-Billancourt.

Elle avait provoqué à l'encontre de la direction et de la famille actionnaire la colère du gouvernement, ce dernier mettant en doute les difficultés réelles du constructeur. Il avait alors commandé à Emmanuel Sartorius, ingénieur général des Mines, un rapport pour "dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe".