Japon : Carole Ghosn dénonce des "représailles indignes" après une nouvelle interdiction de voir son mari

Pour la cinquième fois, la justice japonaise interdit à la femme de Carlos Ghosn ou de voir ou de communiquer avec son mari. 

L\'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, et sa femme, Carole Ghosn, à Tokyo le 3 avril 2019.
L'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, et sa femme, Carole Ghosn, à Tokyo le 3 avril 2019. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Pour la cinquième fois, un juge japonais a rejeté l'appel de la famille de l'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, concernant ses droits de visite, dénonce mardi 6 août dans un communiqué son épouse, Carole Ghosn.

En application du système japonais de "la justice de l'otage", les époux ne se sont pas vus depuis 124 jours, soit plus de quatre mois, et sont également empêchés de communiquer de quelque façon que ce soit. "Nos droits fondamentaux continuent d'être bafoués, s'indigne Carole Ghosn. Cette interminable et cruelle séparation est une nouvelle démonstration de la persécution dont il [Carlos Ghosn] fait l’objet dans le cadre du système japonais". Pour l'épouse de l'homme d'affaires, "il s'agit de représailles indignes qui n’ont qu’un seul objectif : le briser".

J'attends avec impatience le jour où il sera blanchi et notre famille réunieCarole GhosnCommuniqué

Carole Ghosn affirme par ailleurs que cette décision judiciaire ne fait que renforcer la détermination de son mari à se battre "pour qu’il puisse obtenir un procès équitable et pour sa libération."

Accusé de diverses malversations financières au Japon, l'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn a bénéficié d'une seconde libération sous caution le 25 avril dernier à l'issue de trois semaines de détention, mais en échange de conditions plus drastiques que lors de sa première sortie de prison début mars, après 108 jours derrière les barreaux. Il est assigné à résidence dans un appartement de location à Tokyo, enregistré auprès du tribunal, et n'a pas le droit de voir sa femme sans autorisation préalable.