Carlos Ghosn : une vie sous surveillance

France 2 a suivi le couple Ghosn à Toyko (Japon). L'ancien PDG de Renault profite ces 9 et 10 mars de son premier week-end de liberté conditionnelle. Les détails du journaliste Arnauld Miguet, en duplex sur place.

FRANCE 2

Carlos Ghosn et son épouse ont été traqués par les caméras de télévision japonaises samedi 9 mars, lors du premier week-end de liberté conditionnelle de l'ancien PDG de Renault. Sa femme était présente à ses côtés. "Spontanée, protectrice, abasourdie, elle était un peu sous le choc de devoir se retrouver devant autant de caméras et journalistes surtout japonais, mais ce qu'elle nous a dit venait du cœur, à savoir respecter sa vie privée", explique le journaliste Arnauld Miguet, en duplex depuis Tokyo (Japon).

Ni téléphone ni internet

Quelles sont les libertés dont dispose Carlos Ghosn ? "Il a déjà droit à retrouver un petit goût de liberté, sortir comme il l'entend dans Tokyo, voir sa famille et ses amis, ce qui n'est pas anodin pour un homme qui a passé plus de 100 jours au centre de détention dans une minuscule cellule avec 15 minutes maximum de visite par jour. Pour autant, il ne peut pas sortir du territoire. Son domicile est surveillé 24h/24 par des caméras de surveillance et il a un accès limité aux communications, au téléphone. Il peut accéder à internet uniquement dans le bureau de son avocat. Mais ce qui importe désormais pour l'homme qui clame son innocence depuis le 19 novembre, c'est qu'il va pouvoir enfin préparer sa défense", conclut Arnauld Miguet.

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Carlos Ghosn quitte son bureau d\'avocats après avoir été libéré plus tôt dans la journée du centre de détention à Tokyo, le 6 mars 2019.
Carlos Ghosn quitte son bureau d'avocats après avoir été libéré plus tôt dans la journée du centre de détention à Tokyo, le 6 mars 2019. (KAZUHIRO NOGI / AFP)