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Montebourg veut faire baisser l'euro pour faire revenir la croissance

Le ministre du Redressement productif plaide, dans une interview aux "Echos", pour l'ouverture d'une "bataille politique" en ce sens.

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France Télévisions
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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, à l'Assemblée nationale, le 7 janvier 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)

La situation est "ubuesque", selon lui. Arnaud Montebourg dénonce, dans une interview aux Echos publiée dimanche 9 février, la "surévaluation" de l'euro, "problématique aux yeux de tous pour nos entreprises".

Entre 2012 et 2013, la monnaie européenne s'est appréciée de plus de 10% par rapport au dollar, et de plus de 40% par rapport au yen, argue le ministre du Redressement productif. Une bonne chose pour les importations certes, "mais notre priorité est d'abord d'exporter davantage". "L'euro pénalise l'industrie au lieu de la soutenir, estime Arnaud Montebourg. Pourquoi devrions-nous continuer à nous mettre la tête dans le sable ?"

Une dépréciation de 10%

Le socialiste réclame donc "une bataille politique pour faire baisser l'euro". Selon lui, une dépréciation de 10% permettrait d'augmenter la croissance de 1,2%, de créer 150 000 emplois, de réduire le déficit commercial, et de diminuer de 12 milliards les déficits publics. Il faut donc en faire un thème phare des élections européennes, juge-t-il.

Arnaud Montebourg revient par ailleurs sur le Pacte de responsabilité promis par François Hollande, et les éventuelles contreparties pour les entreprises. Le ministre souhaite "au minimum la création de 1,65 million d'emplois". En cas de non-respect, "la sanction, ce sera le regard de la nation", affirme le ministre. Et pour lui, "c'est déjà pas mal".

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