Vers une privatisation d'Aéroport de Paris ?

La bataille contre la privatisation d'Aéroport de Paris se poursuit. Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a validé un référendum d'initiative partagée. 250 parlementaires de l'opposition avaient enclenché la procédure.

Dans les couloirs de l'Assemblée, les oppositions de tous bords sont à la fête. Ils félicitent la décision du Conseil constitutionnel qui vient de valider le principe d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP). Gilles Carrez des Républicains se satisfait : "Il s'agit d'un enjeu stratégique, c'est l'intérêt économique, financier de la collectivité publique. Mais surtout d'un point de vue de l'environnement et de l'aménagement du territoire", dit-il. Le communiste Sébastien Jumel, dénonce : "C'est un vrai camouflet pour ce gouvernement, une mauvaise nouvelle pour Bruno Le Maire, et je pense que tous ceux qui lorgnaient ADP seraient bien inspirés de renoncer".

Inédit sous la cinquième république

L'État a un mois pour mettre en place une plateforme en ligne et enclencher ce référendum inédit. Le sénateur socialiste Patrick Kanner salue le travail historique des députés : "C'est une innovation totale dans la cinquième république. Les Français vont avoir la parole". Le ministère de l'Économie reste clair : aucune décision ne sera prise pendant la procédure. Elle ne sera pas prise avant l'automne ou l'hiver prochain.

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Un avion sur le tarmac de l\'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 7 août 2018.
Un avion sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 7 août 2018. (JOEL SAGET / AFP)