Pour éviter les allergies, EasyJet ne vendra plus de cacahuètes dans ses avions

Les passagers pourront toutefois continuer à grignoter des cacahuètes durant leur voyage, à condition qu'ils les aient achetées avant de monter dans l'avion.

Un avion EasyJet décolle de l\'aéroport de Genève (Suisse), le 22 mars 2019.
Un avion EasyJet décolle de l'aéroport de Genève (Suisse), le 22 mars 2019. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Vous ne pourrez plus grignoter des cacahuètes à bord d'un avion EasyJet. "Nous avons arrêté la vente à bord et nous retirerons les derniers produits contenant des fruits à coque dans les prochains mois", explique la compagnie aérienne britannique dans une déclaration transmise à l'AFP, jeudi 25 avril. Une mesure adoptée pour protéger les passagers contre les risques d'allergie.

Les passagers pourront toutefois continuer à grignoter des cacahuètes durant leur voyage... à condition qu'ils les aient achetées avant de monter dans l'avion. EasyJet demande toutefois à ses clients allergiques à la cacahuète de le signaler avant de prendre leur vol, afin que la compagnie à bas coût demande aux autres passagers de ne pas consommer de fruits à coque à bord de l'appareil. 

La santé et le bien-être de tous nos clients et équipages est notre priorité la plus importante et nous avons donc mis en place plusieurs procédures pour aider les clients ayant une allergie aux fruits à coque.la compagnie EasyJetdans un communiqué

Selon la BBC (en anglais), les pratiques en matière de cacahuètes diffèrent selon les compagnies. La britannique BritishAirways et l'irlandaise Ryanair n'interdisent pas, par exemple, la vente à bord mais demandent aux passagers de ne pas en manger si un autre voyageur a une allergie.

Les risques allergiques ont pris un relief particulier au Royaume-Uni à la fin de l'année dernière, après la mort d'une jeune Britannique de 15 ans, qui a suscité une grande émotion dans le pays. Son décès à Nice en 2016, après un malaise dans un vol British Airways en provenance de Londres, s'expliquait par une réaction allergique causée par un sandwich de l'enseigne Pret A Manger, dont l'étiquetage a été mis en cause. La chaîne de restauration britannique s'était par la suite engagée à mentionner tous les ingrédients présents dans ses produits.