Générac : des questions après l'accident du Tracker

Après la mort d'un pilote de bombardier d'eau, des questions se posent sur son avion, un Tracker. Des enquêtes ont été diligentées, mais des voix s'élèvent déjà sur la fiabilité de ces appareils.

Il s'appelait Franck Chesneau. Aux commandes du bombardier d'eau qui s'est écrasé à Générac (Gard), il était un ancien pilote de chasse et avait 49 ans. Il était également père de deux enfants. Devant les grilles de la base aéronavale, des anonymes sont venus saluer sa mémoire. "Ils ont sauvé notre village, notre maison, on ne pouvait que leur rendre hommage", témoigne une femme. Aux alentours de 17h20, le bombardier d'eau-Tracker s'est écrasé au-dessus de l'incendie qui frappait Générac. Selon une source proche de l'enquête, les conditions de vol étaient difficiles et pourraient être les causes de l'accident. "Quand il y a des gros feux, c'est qu'il y a du Mistral ou du vent. Le feu aussi est très dangereux, on a les fumées, les embrasements, les lignes à haute tension", précise Stéphane Le Hir, pilote de la sécurité civile.

Le tracker pointé du doigt

Mais la vétusté de l'appareil est déjà pointée du doigt. Selon un rapport du Sénat, les appareils auraient dû être remplacés il y a une dizaine d'années. Une situation d'urgence pour les experts. Sur la base de Nîmes (Gard), Christophe Castaner a rassuré sur l'état de la flotte.

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Un avion Tracker photographié en avril 2006, à Sanary-sur-Mer (Var).
Un avion Tracker photographié en avril 2006, à Sanary-sur-Mer (Var). (ERIC ESTRADE / AFP)