Aéroports de Paris : la privatisation est-elle pertinente ?

Après la privatisation des autoroutes, de nombreuses réticences s'élèvent contre la privatisation des Aéroports de Paris.

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C'est la privatisation des autoroutes en 2006, récupérée par Vinci, qui revient comme un effet boomerang. On retient un contrat de concession mal ficelé, et des tarifs en augmentation sans que l'État n'y puisse rien. "Le gouvernement affirme que la leçon a été apprise, qu'il y aura des gardes fous et jure qu'il n'y aura aucun privilège pour Vinci, qui devait avoir la concession de l'aéroport de Notre-Dame des Landes", explique Alexandra Bensaid sur le plateau de France 2. 

"Pourquoi céder cette machine à cash ?"

Les critiques ne s'apaisent pas malgré les garanties du gouvernement. "Avec les aéroports parisiens, on parle d'un quasi-monopole et d'une concession incroyablement longue de 70 ans. On parle aussi d'un trafic aérien qui va exploser, comme les classes moyennes. En 2030, l'Asie comptera plus de 3 milliards de personnes qui auront les moyens de prendre l'avion. Alors, pourquoi céder cette machine à cash ?", interroge Alexandra Bensaid. Les économistes ne sont pas tous convaincus que ce soit un choix pertinent.

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Le tarmac de l\'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 18 janvier 2016. 
Le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 18 janvier 2016.  (MICHAEL BUNEL / NURPHOTO / AFP)