VIDEO. Joëlle, marquée à vie par l'affaire des prothèses PIP

Cette quinquagénaire subit opération sur opération depuis que son implant a fui. Elle témoigne de son calvaire alors que s'ouvre le procès de PIP.

Christine MERAL et Jean-Claude DUCLOS de France 3

Cinq dirigeants de l'entreprise Poly Implant Prothèse (PIP), dont Jean-Claude Mas, 73 ans, son fondateur, sont jugés à partir de mercredi 17 avril à Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils comparaissent pour avoir produit des prothèses mammaires remplies d'un gel industriel non conforme, ce qui a causé des problèmes de santé graves et semé la panique chez d'innombrables porteuses dans le monde.

Les reporters de France 3 ont rencontré en Seine-et-Marne, Joëlle. Cette quinquagénaire a subi opération sur opération depuis l'année 2009 lorsque, à la suite d'une opération pour un cancer, elle se fait poser une prothèse PIP. L'implant se met à fuir. Le gel de silicone non conforme qu'il contient ronge sa peau. Elle reçoit aujourd'hui encore des soins douloureux et toute prothèse lui est interdite. Elle a lancé son blog pour dénoncer le scandale des prothèses PIP.

Plus de 5 100 porteuses d'implants PIP, des Françaises pour la plupart, ont porté plainte dans le dossier ouvert pour "tromperie aggravée".Quelque 30 000 femmes porteuses d'implants PIP défectueux sont recensées en France, selon les autorités sanitaires. A l'étranger, elles sont nombreuses aussi à porter ces prothèses. La société, avant sa liquidation début 2010, réalisait 84% de son chiffre d'affaires à l'export.

Joëlle, membre du Mouvement de défense des femmes porteuses d\'implants et de prothèses, marquée à vie par l\'affaire des prothèses PIP, le 20 décembre 2011, à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne).
Joëlle, membre du Mouvement de défense des femmes porteuses d'implants et de prothèses, marquée à vie par l'affaire des prothèses PIP, le 20 décembre 2011, à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)