Secours en mer : le problème des fausses alertes

Les opérations de recherche en mer concernent souvent du matériel perdu en mer. Pourtant un numéro spécifique existe dans ce cas-là.

France 3

Les sauveteurs en mer partent parfois en mission sans savoir si quelqu'un est en danger, ou si c'est tout simplement du matériel perdu en mer. Dans la Manche, l'hélicoptère de la Marine nationale et la vedette de la SNSM sont envoyés au large, une planche a été signalée à la dérive. Kite surf, planche à voile, même paddle, les plaisanciers se précipitent sur l'eau et parfois, et ils leur arrive de perdre du matériel en mer. Dans ce cas-là, il faut appeler le 196, mais peu de plaisanciers sont au courant.

Un quart des sorties en mer sont de fausses alertes

Au bout du fil, le Centre de surveillance et de sauvetage. Les agents peuvent enregistrer la perte d'une planche pour éviter tout malentendu. En mer, les sauveteurs doivent quadriller une zone et s'assurer que personne n'est en danger. Cela prend du temps et cela coûte de l'argent. "Une heure d'hélicoptère coûte 5 000 euros (...), et une opération dure au moins deux heures", explique l'Enseigne de vaisseau Clément, de la Marine nationale. En tout, l'opération coûte 10 000 euros... Pour une planche perdue. Dans la Manche, la dernière semaine de juillet, les sauveteurs sont intervenus trois fois pour rien. Et depuis le début de la saison, un quart des sorties en mer sont des fausses alertes.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un poste de sauvetage à Béziers (Hérault), le 18 juillet 2012.
Un poste de sauvetage à Béziers (Hérault), le 18 juillet 2012. (PHOTO PQR / LE MIDI LIBRE)