Littoral : ménage dans les restaurants de plages

C'est apparemment la fin des passe-droits sur les plages de Méditerranée. Tout ce qui apparait comme illégal sur le domaine maritime est désormais la cible de décisions du tribunal administratif : le littoral ne peut accueillir que des bâtiments démontables. Plusieurs restaurants de plages ont donc du être démolis. 

FRANCE 2

Sur l'une des plus belles plages de la Côte d'Azur, la scène est inédite. Sous l'oeil des vacanciers, des déménageurs saisissent une centaine de parasols et de transats. Une opération coup de poing déclenchée par le préfet des Alpes-Maritimes. Depuis 2012, deux plagistes occupent ce lieu, sans droit ni titre. Partout sur le littoral, l'État part à la reconquête de son domaine public maritime. 

Une vingtaine d'établissements détruits en deux ans

À Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), les grands travaux continuent même pendant le week-end. Là encore, les plagistes ne respectent pas la loi littorale et le décret plage qui impose sur le domaine public des structures démontables. Il y a urgence : huit propriétaires de plages privées ont jusqu'au 25 juin pour tout détruire, à leurs frais. Dans la commune d'à côté, les pelleteuses ont déjà fait place nette. Depuis deux ans, une vintgtaine d'établissements ont été détruits. Le message de l'État est clair : l'impunité est terminée. 

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Des vacanciers sur la plage de Cassis (Bouches-du-Rhône), le 7 mai 2017.
Des vacanciers sur la plage de Cassis (Bouches-du-Rhône), le 7 mai 2017. (CAVALIER MICHEL / HEMIS.FR / AFP)