Quarante ours ont été dénombrés dans les Pyrénées en 2018

Ce chiffre est peut être en-dessous de la réalité, avertit cependant le ministère de la Transition écologique, car certains plantigrades peuvent passer inaperçus. Le chiffre est en baisse par rapport à 2017.

Une ourse femelle relâchée dans les Pyrénées, près Arthez-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), le 5 octobre 2018, sur une image tirée d\'une vidéo de l\'Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Une ourse femelle relâchée dans les Pyrénées, près Arthez-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), le 5 octobre 2018, sur une image tirée d'une vidéo de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. (OFFICE NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE / AFP)

La population d'ours bruns vivant dans les Pyrénées reste stable, voire en légère diminution. En 2018, quarante ont été dénombrés, a annoncé le ministère de la Transition écologique, lundi 1er avril.

Celui-ci parle d'un "effectif minimal", qui peut être sous-évalué, car il arrive que certains ours ne soient pas aperçus d'une année sur l'autre. "Onze ours repérés en 2017 n'ont pas pu être détectés en 2018", indique ainsi le communiqué, ce qui ne veut pas dire que tous soient morts, puisque trois ours qui manquaient à l'appel en 2017 ont été détectés depuis.

Le chiffre de 2018 représente une légère baisse par rapport à 2017, où 46 ours avaient été décomptés. Depuis, deux ourses ont été réintroduites dans le Béarn, en octobre.

Un territoire qui s'étend

Sur les 40 ours détectés en 2018, les indices de présence collectés (crottes, poils...) ont permis d'identifier "20 femelles, 19 mâles et 1 individu de sexe indéterminé", dont deux portées de deux et trois oursons.

Mais "trois ours sont considérés comme disparus", dont Pyros, né en Slovénie en 1990 et introduit en Haute-Garonne en 1997, qui est "probablement mort de vieillesse", le dernier indice de sa présence datant d'avril 2017.

Par ailleurs, l'aire de répartition de l'espèce a augmenté en un an de 1 400 km2, atteignant 7 400 km2 en 2018, une extension principalement liée aux "grands déplacements exploratoires" de Claverina et Sorita, les deux nouvelles femelles slovènes équipées de colliers émetteurs.