Homards : l'or bleu de Bretagne

Le roi des crustacés est très prisé des poissonniers et des restaurateurs, mais la pêche a été moins bonne cette année. Conséquence, les prix s'envolent.

France 3

À Lorient (Morbihan), quatre marins spécialisés dans la pêche aux crustacés quittent le port à 3 heures du matin. Ils remontent un à un les casiers posés la veille. Ils recherchent avant tout du homard même si en hiver, c'est la saison creuse. Mais à cette période de l'année, certains sont prêts à mettre le prix. Ils travaillent 12 heures par jours, cinq à six jours par semaine. À bord, les prises sont placées dans des viviers puis dans des piscines à terre, jusqu'à être vendues à la criée de Lorient. Le lendemain matin, la pêche est présentée aux professionnels de la région.Ces derniers sont munis d'une télécommande pour acheter les prises qui les intéressent. Les enchères sont descendantes.

L'atout des grands restaurants

Parmi les acheteurs, Christophe Pierre, un poissonnier de la région est un observateur aguerri. En poissonnerie, le homard s'achètera un peu plus de 60 € le kilo. Le prix à payer pour ce homard breton qui selon les professionnels n'a rien à voir avec son cousin d'Amérique. Il est même devenu l'un des atouts des grands restaurants bretons. Le produit de luxe est difficile d'accès à cette période d'année. Son prix baissera presque de moitié à la haute saison, du mois d'avril à la fin de l'été.

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Une pétition en ligne a recueilli 29 000 signatures pour interdire la représentation d'"Accidens", pièce de théâtre dans laquelle un homard est découpé vivant avant d'être mangé (photo d'illustration).  (AXEL BERNSTORFF / CULTURA CREATIVE / AFP)