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L'Europe veut sonder les lunes glacées de Jupiter

L'objectif de la mission serait de rechercher des traces de vie dans les océans gelés des satellites joviens.

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France Télévisions
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Jupiter (la plus en haut de l'image) et ses lunes, photographiées par la sonde Voyager 1 en 1979. (NASA / AFP)

Vers l'infini et au-delà ! L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé mercredi 2 mai avoir l'intention d'envoyer en 2022 une sonde pour explorer les lunes glacées orbitant autour de la planète Jupiter. Avec un objectif clair : rechercher d'hypothétiques traces de vie.

La sonde Juice (pour JUpiter ICy moons Explorer) devrait décoller du centre spatial guyanais de Kourou sur une fusée Ariane, mais n'atteindra Jupiter que huit ans plus tard. Elle se livrera alors, durant au moins trois années, à des observations détaillées du système jovien, qui constitue, selon l'ESA, une sorte de "système solaire miniature".

Trouver une forme de vie dans les océans

Juice étudiera notamment l'atmosphère de la planète gazeuse géante, la plus grosse du système solaire, ainsi que ses différentes lunes dites "galiléennes". Io et ses volcans, Europa et ses glaces, Ganymède et Callisto, constituées de glace et de roches : toutes sont susceptibles d'abriter des océans internes, et donc une certaine forme de vie.

"Nous étudierons les conditions qui pourraient rendre ces satellites habitables", a expliqué le directeur de la planification des programmes scientifiques de l'ESA. "Ces lunes ont une croûte épaisse de glace en dessous de laquelle se trouve probablement un océan. S'il existe une quelconque forme de vie, bactérienne ou autre, ça sera dans ces océans", a-t-il ajouté.

Il a également expliqué que Juice ne se poserait pas physiquement sur ces lunes de Jupiter, mais qu'elle utiliserait des radars pour sonder sous leur surface. Et il y a de quoi faire : l'an dernier, des astronomes ont estimé que la lune Europa pourrait cacher une étendue d'eau d'une surface équivalente à celle des Grands Lacs d'Amérique du Nord.

Un projet à 1 milliard d'euros

La conception de la sonde, son lancement et son exploitation ont un coût estimé à quelque 830 millions d'euros pour l'ESA. A cela, il faudrait ajouter 200 à 250 millions d'euros versés par les dix-neuf Etats membres de l'Agence et des partenaires internationaux pour doter l'engin d'instruments de mesure scientifiques.

Le Comité du programme scientifique de l'ESA doit donner son feu vert définitif à la mission en 2014.

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