EN IMAGES. Dans les coulisses de la construction de la réplique de la grotte Chauvet

La caverne du Pont d'Arc ouvre au public samedi 25 avril, après deux ans et demi de travaux. Retour en images sur un chantier colossal.

Les travaux auront duré trente mois et mobilisé jusqu'à 70 personnes sur le chantier de Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche). L'ambition est de taille : restituer dans la Caverne du Pont-d'Arc les découvertes de la grotte Chauvet, qui se situe à quelques kilomètres de là. Entre les murs bien gardés de cette réplique de la grotte, des œuvres monumentales réalisées par nos ancêtres il y a 36 000 ans et les traces d'activités qu'ils y ont laissées, ainsi qu'environ 190 ossements d'animaux.

L'ambition des chercheurs est à la hauteur de la particularité de la grotte, découverte il y a vingt ans, et classée au patrimoine mondial de l'Unesco en juin 2014. Un travail titanesque pour des entreprises qui n'avaient jamais réalisé un tel projet. Retour en images sur le travail de ces petites mains.

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L'avancement du chantier à mi-parcours, ici en mai 2014. Le site ouvrira ses portes le 25 avril. Le public pourra y découvrir la réplique de la grotte Chauvet, mais aussi la galerie de l'Aurignacien, où il sera possible de découvrir la vie quotidienne des hommes en Ardèche il y a 36 000 ans, ou les nombreuses expositions temporaires qui seront proposées tout au long de l'année. Les enfants pourront aussi mener des activités dans une caverne qui leur sera dédiée. Le site souhaite accueillir chaque année entre 30 000 à 35 000 élèves, soit 10% de ses visites. P. ABEILLON
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Gilles Tosello, préhistorien et peintre, reproduit une fresque dans son atelier de Toulouse (Haute-Garonne), tout comme son confrère Alain Dalis à Montignac (Dordogne) avec qui il a partagé le travail. Le contour de la fresque est projeté sur la paroi reconstituée mais les détails sont réalisés à partir de photos pour conserver une certaine spontanéité dans le mouvement. CAROLE FRITZ
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Les entreprises sont obligées d'innover pour reproduire les phénomènes géologiques naturels de la grotte comme ici, dans l'atelier parisien du sculpteur Stéphane Gérard, le 12 juin 2014. Selon la taille de la pièce, le travail peut durer plusieurs mois. ERIC FEFERBERG / AFP
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Des ouvriers construisent une armature métallique dans la caverne du Pont d'Arc qui servira d'ossature à la nouvelle cavité et reproduira les creux et les bosses de la vraie grotte. Les salariés apposent sur ce squelette un grillage qui épouse ses formes afin d'accrocher le mortier. SYCPA / SEBASTIEN GAYET
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Pour respecter les volumes originaux et l'apparence des parois de la grotte Chauvet, les artisans travaillent en collaboration avec les chercheurs. Ils utilisent une reproduction 3D de la grotte, réalisée grâce à 6 000 photos numériques, dans laquelle ils peuvent naviguer. CHRISTOPHE LEPETIT / AFP
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Un à un, les éléments fabriqués en ateliers sont installés dans la grotte et les raccords doivent être invisibles. Ici, les ouvriers mettent en place la concrétion du mammouth - une réunion de différents corps chimiques et physiques qui se solidifient ensemble pour ressembler à cet animal -  réalisée par la société de sculpteurs Phénomènes à Paris. "Ce qui a été compliqué, c'est de reconstituer une grotte à partir de parties fabriquées séparément", explique Mélanie Claude, scénographe de la réplique. SYCPA / SEBASTIEN GAYET
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L'aspect humide et scintillant des parois de la grotte Chauvet est difficile à restituer, il faut éviter que cela ressemble à du plastique. Les petites concrétions sont jointes sur place avec de la résine en faisant attention à dissimuler la jointure. SYCPA / SEBASTIEN GAYET
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A un mois de l'inauguration, l'intérieur de la caverne est terminé. Il ne manque plus que quelques aménagements à l’extérieur. La reproduction de la grotte Chauvet est presque trois fois plus petite que la vraie. Les 8 500 m2 sont compactés sur 3 000 m2. JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO
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Les visiteurs se déplaceront sur des passerelles métalliques lors de leur excursion dans cette réplique, comme le font les chercheurs dans la grotte Chauvet. Et pour renforcer le réalisme de l'expérience, la température sera abaissée à 16°C et une odeur de pierre humide sera diffusée. JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO
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Après quelques pas dans la caverne du Pont d'Arc, on tombe sur la restitution des traces de paumes de mains, toutes identiques. "Selon la taille de la main, on sait qu'il s'agissait d'un homme d'environ 1,80 m, explique Dominique Baffier, l'ancienne conservatrice de la grotte Chauvet. Son petit doigt est légèrement arqué, on va le retrouver ailleurs dans la cavité." JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO
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Sur les parois de cette réplique, on peut voir les traces de doigts et les empreintes conservées dans l'argile. Le visiteur oublie presque qu'il se trouve dans une reconstitution.  JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO
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Les Aurignaciens ont utilisé le relief de la grotte de façon exceptionnelle pour dessiner et donner vie à leurs animaux. Les détails sont reproduits au millimètre près par les artisans. JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO
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A la fin du parcours, le visiteur découvre les œuvres monumentales de la grotte, tracées d'un coup, sans aucune rature par les Aurignaciens et reproduites parfaitement par les peintres. JEROMINE SANTO GAMMAIRE / FRANCETV INFO