Mobilisation du 1er-Mai : "Pas touche à nos retraites et plus globalement à nos droits sociaux", lance la FSU

"On invite toute la population à rejoindre ces cortèges car les revendications du monde du travail ont besoin de se faire entendre", lance la Fédération syndicale unitaire, première fédération syndicale en France de l'enseignement.

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Benoît Teste de la FSU aux côtés de Philippe Martinez de la CGT, le 16 avril 2022 lors d'une manifestation de l'entre-deux-tours de la présidentielle. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

En ce jour de 1er-Mai et de mobilisation intersyndicale, "les revendications du monde du travail ont besoin de se faire entendre", lance sur franceinfo Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, (Fédération syndicale unitaire), la première fédération syndicale en France de l'enseignement. Il invite donc "toute la population à rejoindre les cortèges" et à se mobiliser sur "les salaires, les pensions, les bourses étudiantes". Benoît Teste entend notamment s'opposer à la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron, dont le calendrier est "complètement intenable" et les "concertations cadenassées".

>> Manifestations du 1er-Mai : comment les syndicats se préparent à un "troisième tour social" sur la réforme des retraites

franceinfo : Quel est votre mot d'ordre pour cette journée de mobilisation ?

Benoît Teste : Pas touche à nos retraites, mais pas touche plus globalement à nos droits sociaux. C'est un 1er-Mai très politique, où le monde du travail entend bien peser sur les grands sujets, sur les grandes revendications. Le 1er-Mai doit aussi imposer la question sociale. Aujourd'hui on est mobilisé sur la question salariale au sens large, donc les salaires, les pensions, les minimas sociaux, les bourses étudiantes. Le 1er-Mai va être important en termes de nombre de manifestants, mais on est un dimanche, au milieu des vacances parisiennes donc ça ne sera pas évident de mobiliser.

"Ça reste un moment crucial pour sentir le terrain, sentir l'ambiance et donner le ton."

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU

à franceinfo

On invite donc toute la population à rejoindre ces cortèges car les revendications du monde du travail ont besoin de se faire entendre.

Emmanuel Macron veut avancer vite sur sa réforme des retraites, à savoir passer l'âge légal de départ à 64 ans avec une clause de revoyure, pourquoi pas à l'horizon 2023. Que pensez-vous de ce calendrier ?

C'est un calendrier complètement intenable et on repart sur des concertations cadenassées. On nous parle de recul de l'âge et après seulement on discute. Or, nous avons des propositions et nous pensons qu'améliorer les droits de retraite est tout à fait crédible et possible, mais quand est-ce qu'on en discute ? La dernière réforme des retraites était censée améliorer les droits de tout le monde au départ, mais après on a eu la démonstration que ce n'était pas le cas. Aujourd'hui on nous dit qu'il y aurait des déficits intenables.

"Le projet d'Emmanuel Macron s'est clarifié dans le sens d'une dégradation des droits de tout le monde."

Benoît Teste

à franceinfo

C'est extrêmement inquiétant. S'il s'agit d'en parler en juillet pour une application dès l'automne prochain, ce sera une manière de faire un coup de force, car il n'y aura pas le temps du débat et le débat sera contraint.

Emmanuel Macron promet un changement de méthode, avec plus de concertations, des commissions partisanes et des conférences sociales. Allez-vous y participer ?

Tout dépend de l'objet de ces réunions. Nous sommes complètement ouverts au dialogue, nous pensons qu'il faut refonder le dialogue social. Nous ne croyons pas sur parole Emmanuel Macron, au contraire nous pensons qu'il y a une forme d'électoralisme à dire vouloir davantage écouter et faire davantage de dialogue social. En revanche, on croit en notre capacité à imposer nos revendications, à construire le rapport de force pour peser sur ces éventuelles discussions. Si Emmanuel Macron a quand même été obligé d'une certaine manière de dire cela, c'est parce qu'il a senti que la verticalité dont il a fait preuve pendant le précédent quinquennat ne passait pas et qu'il ne parvenait pas à convaincre.

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