Du muguet produit dans le Béarn

En ce week-end du 1er mai, la tradition veut qu'on s'offre du muguet. Pour les producteurs et les fleuristes, c'est un moment-clé : plus de 75 millions de muguets vont se vendre. 

FRANCE 2

Sous le soleil du Béarn, à Abos (Pyrénées-Atlantiques), le muguet a été précoce cette année. La fleur est fragile : elle s'ouvre quelques jours avant le 1er mai, et se cueille à point. Jean Lamothe, 81 ans, est le seul à avoir tenté de produire du muguet dans le Béarn, et ses fils l'ont ensuite suivi. "Il a commencé vers 1975, à une époque où personne n'en faisait dans le coin. On savait à peine que ça se faisait un petit peu dans le Nantais, et il a trouvé et développé toute sa technique tout seul, comme un grand", explique son fils, Jacques Lamothe.

250 000 brins

Silence de cathédrale dans l'atelier : les femmes du village trient les 250 000 brins. Conservés au frais ensuite, ils vont voyager partout en France. Fort heureusement, le coup de chaud du mois d'avril n'a pas eu les mauvais effets redoutés. Il sera vendu 1 ou 2 euros tel quel, ou en bouquet, pour un effet plus sophistiqué. Le muguet n'a pas toujours été la fleur emblème du travail. Au XVIe siècle, Charles IX fut le premier à en offrir en mai à son entourage en guise de porte-bonheur.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des militaires ont interrompu une vente de muguet à l\'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), le 30 avril 2015.
Des militaires ont interrompu une vente de muguet à l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), le 30 avril 2015. (FRANCE 3 HAUTE-NORMANDIE)