1er mai : qui sont les casseurs ?

C'est l'image marquante de ces dernières 24 heures : un CRS en flammes, qui a reçu un cocktail Molotov en marge des manifestations du 1er mai. Cinq autres agents ont également été blessés. Qui sont ces casseurs que l'on a tant de mal à interpeller ?

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FRANCE 2

Des slogans anticapitalistes, des manifestants au visage masqué : ultra-gauche, anarchistes, ils étaient hier en tête de cortège pour les rassemblements du 1er mai. Mais dans ces rangs, une poignée d'individus encore plus radicaux : les casseurs. Ils sont venus comme souvent en découdre avec la police. Ils sont vêtus de noir, et équipés pour la casse. Dans leurs sacs à dos, des pavés, des marteaux, des pioches. Hier, certains avaient même confectionné des explosifs artisanaux, comme ce pétard scotché à un aérosol. C'est ce type d'arme qui aurait grièvement brûlé un CRS.

Des méthodes rôdées

"C'est toujours les mêmes individus, des professionnels de la casse, qui sont très très bien organisés, qui s'infiltrent dans les manifestations et s'éclatent en petits groupes pour pouvoir casser du policier", explique Fabien Vanhemelryck, du syndicat de police Alliance. Même connus, ils sont pourtant difficiles à appréhender, car leurs méthodes sont bien rodées. Pour passer inaperçus, ils se déshabillent, et laissent leurs vêtements au sol comme hier. Ils peuvent ainsi se réintroduire dans le défilé incognito et échapper aux contrôles des forces de l'ordre.

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Un CRS dans les flammes, après un jet de cocktail Molotov, le 1er mai 2017 à Paris.
Un CRS dans les flammes, après un jet de cocktail Molotov, le 1er mai 2017 à Paris. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)