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Avant le bac, des quarantaines au lycée pour limiter les cas de Covid-19 : "On préfère prévenir"

Sept, voire dix jours d'isolement pour les élèves : voilà ce que proposent certains lycées, en vue des épreuves de bac, pour éviter les contaminations au Covid-19. Mais cette solution ne fait pas consensus parmi les chefs d'établissement.

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Radio France
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Des élèves attendent les résultat du bac, en juillet 2020 (illustration). (MARTIN BUREAU / AFP)

Philosophie le 17 juin, grand oral à partir du 21 juin... Les épreuves restantes du bac approchent à grand pas et avec elles l'angoisse pour les élèves d'attraper le Covid-19 ou d'être cas contacts quelques jours avant. Alors, pour minimiser les risques, certains lycées ont prévu une sorte d'isolement pré-bac, pendant lequel les lycéens devront rester chez eux.

Dans son lycée de Nanterre (Hauts-de-Seine), Barbara Martin a enchaîné ses derniers mois les fermetures de classes pour cas de Covid-19. Alors pas question de prendre des risques juste avant le bac, la proviseure a prévu sept jours d'isolement pour ses élèves de première et de terminale. Leurs cours dans l'établissement s'arrêteront donc dès jeudi soir de la semaine prochaine : "On a partagé nos avis entre chefs d'établissement du bassin et on a tous été d'accord pour le faire, pour éviter d'avoir un groupe classe qui soit en éviction et qui ne puisse pas passer la philosophie. On préfère prévenir."

"Les élèves ont soit des cours qui continuent, mais en visio, soit ils sont convoqués individuellement."

Barbara Martin, proviseure à Nanterre

à franceinfo

Sept jours de quarantaine dans ce lycée donc. Un établissement parisien en a même prévu dix, dès lundi prochain. Mais tous ne font pas ce choix. "Le risque, si on posait une quarantaine, c'est de se retrouver avec des élèves qui vont se retrouver à l'extérieur de l'établissement, dans un lieu confiné, appartement ou maison, où ils pourraient être très nombreux, sans masque", explique Gwenael Surel, proviseur à Nantes (Loire-Atlantique), secrétaire général du syndicat SNPDEN. "Donc ils sont probablement mieux dans un établissement où l'on peut espérer que les règles d'hygiène soient respectées." Des choix différents, en l'absence de directive nationale. Le ministère de l'Éducation assume de laisser la main aux proviseurs.

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