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Bac : des professeurs invités à gonfler les notes d'oral de français ?

Dans l’académie d’Orléans-Tours, un barème recommande de noter l’épreuve sur 24 points et non sur 20, selon "Le Figaro".

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France Télévisions
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Des élèves passent l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 17 juin 2013 à Strasbourg (Bas-Rhin). (FREDERICK FLORIN / AFP)

Des lycéens notés sur 24 points et non sur 20 ? Les professeurs de l'académie d'Orléans-Tours chargés de faire passer l'oral de français au baccalauréat 2013 ont été invités à gonfler les notes des candidats, afin de "faire remonter" les résultats de l'académie. C'est en tout cas ce qu'affirme Le Figaromercredi 19 juin, le jour même où les élèves de 1ère passent cette épreuve.

Le quotidien cite une "grille d'évaluation régionale", qui émane de l'inspection d'académie. Distribuée aux examinateurs, elle précise que l'oral de français doit être noté sur 24 points tout en restant officiellement une épreuve sur 20, explique le journal. Fustigés pour leur "attitude de notation négative" durant les épreuves de 2012, les enseignants ont été invités par les inspecteurs à "penser positif" cette année, écrit Le Figaro.

Le syndicat Sud condamne, la ministre dément

"Nous franchissons une limite idéologique inacceptable : il ne nous est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance mais de gonfler les notes de façon officielle afin de faire remonter les 'scores' de l'académie", a déclaré au Figaro le syndicat Sud d'Indre-et-Loire. Les résultats de 2012, un point et demi en dessous de la moyenne nationale, ont en effet été jugés décevants.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, invitée de France Info mercredi, est revenue sur cette polémique. Elle a démenti toute consigne de surévaluation des notes à l'épreuve orale de français. "D'après les informations dont je dispose, à aucun moment, il n'a été proposé de notation sur 24", a-t-elle expliqué. Par ailleurs, Maud Pestel, chargée de la communication de l'académie d'Orléans-Tours, a également affirmé qu'il "n'existe pas de double barème".

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