De plus en plus d'ours dans les Pyrénées

Cette région comptait au moins 21 plantigrades fin 2011, contre au moins 19 en 2010.

Un ours brun en captivité dans le parc animalier des Angles (Pyrénées-Orientales).
Un ours brun en captivité dans le parc animalier des Angles (Pyrénées-Orientales). (NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP / AFP)

Les ours se plaisent dans les Pyrénées. Leur nombre est en légère augmentation : ils étaient au minimum 21 fin 2011 dans la région, dont trois nouveaux-nés, selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Au total, quatre oursons sont nés en 2011, mais l'un a été retrouvé mort fin juillet de la même année. En 2010, l'équipe de suivi de l'ours avait mis en évidence un effectif minimum de 19 individus.

L'ours ne subsiste plus en France que dans les Pyrénées, où sa présence divise profondément la population. L'ours brun est présent dans cinq départements français (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège et Aude) et dans trois provinces espagnoles (Navarre, Aragon et Catalogne), soit une aire totale d'environ 4 000 km2 (2 500 km2 en France et 1 500 km2 en Espagne). Il existe deux noyaux bien différents, l'un dans les Pyrénées occidentales, l'autre dans les Pyrénées dites centro-orientales.

Bientôt de nouveaux géniteurs ?

Seuls deux ours mâles vivent dans le noyau occidental, où le gouvernement de Nicolas Sarkozy a renoncé à introduire une ourse au printemps 2011, causant la consternation parmi les défenseurs du plantigrade. Tous les autres ours se trouvent dans les Pyrénées centro-orientales. "La production d'oursons et leur survie confirment la bonne dynamique" de la population d'ours vivant dans cette seconde zone, se félicite l'ONCFS, qui note que quatre jeunes nés en 2010 étaient toujours en vie en 2011. "Le taux de renouvellement de la population apparaît favorable" dans ce noyau, ajoute l'ONCFS, qui travaille à partir de 680 indices de présence (poils, photos, empreintes, attaques).

Le père des oursons 2011 est Pyros, 24 ans environ, mâle dominant qui était déjà père ou grand-père d'une quinzaine d'oursons nés depuis son introduction dans les Pyrénées en 1997. Mais la présence de quatre mâles adultes sur des sites fréquentés par des femelles adultes et l'âge avancé de Pyros laissent "supposer l'intervention prochaine de nouveaux géniteurs", souligne l'ONCFS.