Hollande refuse de gracier les éléphantes menacées d'euthanasie à Lyon

Baby et Népal, qui pourraient être atteintes de la tuberculose, sont menacées d'euthanasie par un arrêté préfectoral. 

Les éléphantes Baby et Népal, menacées d\'euthanasie, au zoo du parc de la Tête d\'Or, à Lyon (Rhône), le 6 janvier 2013. 
Les éléphantes Baby et Népal, menacées d'euthanasie, au zoo du parc de la Tête d'Or, à Lyon (Rhône), le 6 janvier 2013.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Brigitte Bardot ne va pas être contente. François Hollande ne "graciera" pas les éléphantes Baby et Népal, menacées d'euthanasie, a fait savoir mardi 8 janvier le cabinet du président de la République. Le chef de l'Etat avait été sollicité à plusieurs reprises par le directeur du cirque Pinder, Gilbert Edelstein, propriétaire des deux pachydermes. 

Le sort de ces deux éléphantes tuberculeuses du parc de la Tête d'Or de Lyon (Rhône), condamnées à l'euthanasie par un arrêté préfectoral du 11 décembre 2012, a pris une dimension polémique quand la militante de la cause animale a menacé de prendre la nationalité russe si rien n'était fait pour les sauver.

L'Elysée veut laisser la justice suivre son cours 

"Autant il était légitime de vous fournir la possibilité de déposer un recours contre l'arrêté préfectoral demandant l'euthanasie des deux éléphants, autant il n'appartient plus au gouvernement d'intervenir dans le déroulement de la procédure judiciaire en cours", a indiqué l'Elysée dans un courrier adressé mardi au patron du cirque Pinder.

"Il revient donc maintenant au Conseil d'Etat de se prononcer sur votre pourvoi en cassation", poursuit la missive, indiquant ainsi que la justice suivrait son cours. 

Le cirque Pinder demande de nouveaux tests

Afin de tenter de sauver ses éléphantes, Gilbert Edelstein avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon. Mais la juridiction lyonnaise avait rejeté ce référé en raison du risque d'exposition des soigneurs et de la population à la tuberculose. Le patron de Pinder s'était pourvu en cassation.

Gilbert Edelstein a répondu mardi au président pour lui demander par écrit de laisser ses services pratiquer de nouveaux tests sur les animaux, ce qui lui a été refusé jusqu'ici. Baby et Népal sont en effet suspectées d'être porteuses du bacille de la tuberculose depuis 2010. Il s'agirait de déterminer avec certitude l'état de santé des deux pachydermes.