La Russie annonce la libération des derniers bélugas enfermés dans des bassins

Ces mammifères marins sont entassés depuis l'été 2018 dans des bassins, dans l'extrême-orient russe. Ils devaient être vendus à des parcs à thème aquatiques.

Un belunga dans les eaux norvégiennes, le 26 avril 2019.
Un belunga dans les eaux norvégiennes, le 26 avril 2019. (JORGEN REE WIIG / NORWEGIAN DIRECTORATE OF FISHERI)

Leur situation avait provoqué l'indignation internationale. La Russie a annoncé dimanche 10 novembre la libération des derniers bélugas détenus depuis plus d'un an dans des bassins exigus et destinés à être vendus à l'étranger.

Les autorités russes avaient été contraintes de réagir après la diffusion en février de photographies de ces 11 orques et 93 bélugas entassés depuis l'été précédent dans des petites piscines près du port de Nakhodka, sur l'océan Pacifique, appartenant à des entrepreneurs privés. Les derniers orques détenus avaient déjà été relâchés en août.

Au moins 21 bélugas libérés 

La Russie est le seul pays au monde autorisant la capture et la vente d'orques et de bélugas à des aquariums, une pratique controversée rendue possible grâce à des failles juridiques que les autorités ont promis de corriger. La plupart des bélugas et des orques entassés à Nakhodka étaient destinés à des parc aquatiques en Chine.

"Dans la région du Primorié, l'opération de libération des mammifères marins dans leur habitat naturel a été achevée", a indiqué dans un communiqué l'Institut russe d'océanographie, précisant que l'opération avait démarré il y a cinq jours. Selon l'organisation russe Sakhalin Environmental Watch, qui militait en faveur de cette libération, 21 bélugas au total ont été libérés dimanche par deux navires.

La libération a commencé vers 9 heures (heure locale) et s'est poursuivie jusqu'à 17 heures. L'ONG a toutefois regretté avoir été contrainte par les gardes-côtes de quitter la baie où s'effectuait la remise à l'eau des mammifères. Une pétition sur le site Change.org, réclamant que ces animaux soient relâchés, avait recueilli plus de 1,5 million de signatures, dont celles de célébrités comme l'acteur américain Leonardo DiCaprio.