Pamela Anderson et Yannick Jadot se mettent en cage pour dénoncer les souffrances animales

Cette opération de communication était destinée à soutenir une pétition de l'association CIWF dont le but est d'obliger la Commission européenne à se prononcer sur l'élevage en cage.

L\'actrice Pamela Anderson et le danseur Maxime Dereymez participent à un happening contre les animaux en cage, le 10 octobre 2018 à Paris.
L'actrice Pamela Anderson et le danseur Maxime Dereymez participent à un happening contre les animaux en cage, le 10 octobre 2018 à Paris. (LEON TANGUY / MAXPPP)

Des personnalités enfermées dans une cage pour dénoncer les maltraitances infligées aux animaux d'élevage. L'actrice américaine Pamela Anderson et le député européen écologiste Yannick Jadot, entre autres, se sont laissé enfermer tour à tour dans une cage, mercredi 10 octobre, à Paris, pour soutenir une pétition européenne dévoilée par l'association Compassion in World Farming (CIWF).

"Je vis en France depuis peu mais la défense des animaux me touche partout où je suis", a témoigné la star d'Alerte à Malibu depuis la place de la République. "Personne ne peut supporter d'être en cage plus de quelques minutes alors que ces animaux y vivent toute leur vie. C'est inhumain. Je ne comprends pas comment des humains peuvent être aussi cruels."

Face à une trentaine de personnes, Pamela Anderson a pris la pose derrière les barreaux avec Maxime Dereymez, son partenaire de "Danse avec les Stars", tenant ensemble des petites pancartes dont une sur laquelle était écrit : "Plus de 300 millions d'animaux sont élevés en cage en Europe chaque année."

Besoin d'un million de signatures

Une pétition, lancée mercredi sous forme d'une initiative citoyenne européenne, est soutenue par plus de 130 ONG telles que la Fondation Brigitte-Bardot, la SPA ou PETA. Si la pétition rencontre le succès, la Commission européenne devra prendre officiellement position, en vue d'abolir l'utilisation des cages.

"Il nous faut un million de signatures en un an dans sept Etats membres pour mettre fin aux souffrances animales", a indiqué Léopoldine Charbonneaux, la directrice de CIWF. "Mettre fin aux cages ébranlera un élevage industriel qui n'est ni durable, ni moralement acceptable et représente une aberration économique."