L'Assemblée vote l'obligation de caméras dans les abattoirs à partir de 2018

Cette mesure est souhaitée par les radicaux de gauche et les associations de protection animale.

Dans l\'abattoir de Quimper (Finistère), le 17 janvier 2014.
Dans l'abattoir de Quimper (Finistère), le 17 janvier 2014. (MAXPPP)

La mesure a été largement adoptée, par 28 voix contre 4. L'Assemblée nationale a voté de façon inattendue, dans la soirée du jeudi 12 janvier, l'obligation d'installer des caméras dans les abattoirs à partir de 2018.

Cette mesure est souhaitée par les radicaux de gauche et les associations de protection animale. Seuls quelques députés de droite et du centre, y sont opposés, car ils pronostiquent que "les petits abattoirs disparaîtront" compte tenu de cette nouvelle charge.

Une expérimentation avant l'installation de caméras

A l'issue d'une expérimentation, "des caméras [seront] installées dans tous les lieux d'acheminement, d'hébergement, d'immobilisation, d'étourdissement, d'abattage et de mise à mort des animaux", stipule la disposition adoptée, à laquelle se sont finalement ralliés les socialistes et le gouvernement.

L'expérimentation devra permettre "d'évaluer l'opportunité et les conditions de la mise en place" des caméras, ont fait préciser les socialistes, via un amendement à la proposition de loi pour le "respect de l'animal en abattoir", portée par Olivier Falorni (DVG).

"Nous sommes déjà dans des discussions pour des expérimentations (...) Actons le fait que ça va se généraliser", a plaidé le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll après une interruption de séance. Il s'était montré prudent jusqu'alors, invoquant "la crise de l'élevage" et le "respect des travailleurs" dans les abattoirs.