Le Portugal interdit les animaux sauvages dans les cirques

Les cirques auront jusqu'à 2024 pour s'adapter cette interdiction qui concerne plus de 1 100 animaux appartenant à une quarantaine d'espèces.

Des éléphants et une girafe, lors du Festival du cirque de Monte-Carlo, le 23 janvier 2018.
Des éléphants et une girafe, lors du Festival du cirque de Monte-Carlo, le 23 janvier 2018. (MAXPPP)

Adieu lions, tigres, éléphants, chameaux, zèbres... Le Portugal a décidé d'interdire les animaux sauvages dans les spectacles de cirque d'ici à 2024, après l'adoption d'une loi par le Parlement, mardi 30 octobre. "Cette loi était très attendue. La place des animaux sauvages n'est pas dans les cirques. Les gens doivent pouvoir se divertir sans souffrance pour les animaux", a déclaré à l'AFP Bianca Santos, vice-présidente de l'association portugaise AZP, qui milite pour le bien-être des animaux.

Cette interdiction concernera plus de 1 100 animaux appartenant à une quarantaine d'espèces. Avec la loi approuvée cette semaine grâce aux voix des députés de gauche comme de droite, qui prévoit une période de transition de six ans, le Portugal rejoint ainsi la quarantaine de pays dans le monde, dont la moitié en Europe, qui limitent déjà l'utilisation d'animaux dans les cirques.

Organiser le placement des animaux

D'ici à 2024, les propriétaires des cirques devront enregistrer ces animaux sur une plateforme qui sera créée prochainement, tandis que le gouvernement devra organiser le placement de ces animaux dans des centres d'accueil, au Portugal ou à l'étranger. Les professionnels du spectacle qui accepteront de se séparer de leurs animaux avant la fin de la période de transition pourront bénéficier, en outre, d'une aide pour leur reconversion professionnelle.

L'association représentative de la vingtaine de cirques portugais s'était opposée à cette loi, affirmant dans un communiqué qu'elle "contribue à la disparition" de cette filière. "Le Parlement a enfin compris que des cages plus grandes, des règles plus strictes ou davantage de contrôles n'étaient pas une solution au problème de ces animaux, réduits à de simples marionnettes, à qui on a retiré leur dignité", a réagi de son côté le député André Silva, du Parti personnes-animaux-nature (PAN), qui a le premier soumis un projet de loi sur ce sujet il y a près d'un an.