Isère : la police municipale tire sur un chien et provoque l'indignation sur les réseaux sociaux

Les agents auraient tenté, en vain, d'arrêter l'americain staff classé dangereux avec une perche. L'animal a finalement été euthanasié par un vétérinaire.

Un chien de la race american staff (photo d\'illustration).
Un chien de la race american staff (photo d'illustration). (MEHDI FEDOUACH / AFP)

La vidéo d'un chien visé par les tirs des policiers municipaux de l'Isle-d'Abeau, au sud-est de Lyon, fait le tour des réseaux sociaux depuis mercredi 17 octobre, rapporte France Bleu Isère. Des internautes s'indignent de voir des agents tirer, à plusieurs reprises, avec leur arme sur un chien.

La police dit avoir été appelée mercredi après-midi pour neutraliser le chien, un american staff, classé en 2e catégorie sur la liste des chiens dangereux, "qui attaquerait les piétons" et qui était "en divagation sur la voie publique", d'après le maire. Sur place, les agents ont tenté, en vain, de l'arrêter avec une perche, avant que l'un d'eux ne fasse feu sur l'animal qui s'approchait de lui. Le chien, blessé, est alors parti. C'est à ce moment-là qu'un autre policier lui a tiré dessus à trois reprises. Le chien est vivant, mais très blessé. Un vétérinaire est alors appelé pour l'euthanasier.

L'animal était détenu illégalement

L'intervention, qui rappelle celle d'un policier municipal qui, se sentant menacé, avait abattu lundi un chien dit dangereux à Loudéac dans les Côtes-d'Armor, a été filmée par un riverain avant d'être publiée sur Facebook. Depuis, la vidéo suscite beaucoup d'indignation, à tel point que la SPA compte porter plainte pour "atteinte volontaire à un animal". De son côté, la gendarmerie précise que l'animal était détenu illégalement par une femme. La loi impose de déclarer un chien de catégorie 1 ou 2 auprès de la mairie et de le tenir en laisse et muselé, ce qui n'était pas le cas.

Selon le parquet de Vienne, contacté par France Bleu Isère, aucune suite à ce dossier n'est envisagée pour l'instant. Les policiers municipaux et la propriétaire du chien seront néanmoins entendus pour établir un rapport sur les conditions d'intervention.