Sécurité routière : deux ans après sa mise en place, la limitation à 80 km/h aurait permis d'épargner 349 vies

La mesure a par ailleurs fait perdre aux conducteurs en moyenne une seconde par kilomètre sur un trajet quotidien.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une route à L'Isle-sur-le-Doubs (Doubs), le 21 avril 2019. (MAXPPP)

Afin de ne pas être perturbée par la crise sanitaire, l'estimation a été arrêtée au 28 février 2020. L'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire a permis d'épargner 349 vies hors agglomération et hors autoroute en France métropolitaine depuis son entrée en vigueur le 1er juillet 2018, par rapport à la moyenne des années 2013 à 2017, a affirmé lundi 20 juillet la nouvelle déléguée interministérielle à la Sécurité routière (DISR) Marie Gautier-Melleray. 

La DISR a écarté pour le moment tout rehaussement de cette limitation de la vitesse, indiquant que la mesure avait "démontré son efficacité". Interrogée lors d'un point-presse sur le fait de savoir si, dès lors, les 80 km/h étaient définitivement entérinés, la DISR a répondu qu'il ne lui "appartenait pas de (se) prononcer sur l'avenir" et que "la mesure (figurait) dans le Code de la route". Les départements ont toutefois, depuis fin décembre 2019, la possibilité de repasser la limitation à 90 km/h.

La mesure mieux acceptée qu'il y a deux ans

L'estimation du nombre de vies épargnées grâce à cette réforme est issue du rapport rendu par le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), qui avait été missionné par le Premier ministre d'alors, Edouard Philippe, pour effectuer une évaluation au bout de deux ans.

Selon le Cerema, le passage à 80 km/h a par ailleurs fait perdre aux conducteurs en moyenne une seconde par kilomètre sur un trajet quotidien, et la mesure est désormais bien plus acceptée qu'il y a deux ans : 48% des Français y sont favorables (30% en avril 2018), et 20% tout à fait opposés (39,8%).

"On est dans une tendance qu'on avait déjà pu observer pour d'autres mesures très emblématiques de la Sécurité routière, où dans un premier temps il y a une résistance à ce qui est perçu comme étant une atteinte à une liberté. Et le temps passant on se rend compte que finalement la contrainte n'était pas aussi élevée que ce qu'on avait craint (...)", a commenté Marie Gautier-Melleray, en référence au port obligatoire de la ceinture ou au permis à points.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.