Infractions routières : les limites de la vidéo-verbalisation

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Infractions routières : les limites de la vidéo-verbalisation
Article rédigé par
E.Lagarde, C.Cuello, V.Travert, B.Thomas, S.Giaume, S.Ripaud - France 2
France Télévisions

De nombreuses communes françaises ont mis en place la vidéo-verbalisation. Si la police se félicite de bons résultats, les contestations se multiplient. Enquête.

Depuis bientôt 10 ans, les caméras de vidéosurveillance se multiplient et permettent d'observer les infractions routières. Dans l'Isère, Échirolles vient d'adopter la vidéo-verbalisation. Derrière les 35 caméras installées partout dans la ville, l'œil avisé des policiers municipaux. Le procès-verbal est dressé sur un logiciel, puis il est envoyé par la Poste. "Sur des axes ou on avait des gros problèmes de stationnement, ça devient plus fluide, et on en a de moins en moins", commente Christophe Berger, policier municipal. 

De nombreuses contestations

La ville de Paris, pionnière en 2013, compte aujourd'hui 1 400 caméras, dans tous les quartiers. Pour prendre des clients à la sortie d'un cinéma, Békir Cihan, chauffeur de taxi, s'était arrêté sur une piste cyclable. Il a reçu 135 euros d'amende. "Les amendes qu'on reçoit, c'est toujours des amendes pour stationnement. Mais en vérité, on ne stationne jamais, nous les taxis", dit-il. Il en est à sa troisième amende. Derrière les caméras, les policiers sont sensés tenir compte du contexte, mais il demeure des exceptions. Les contestations liées à la vidéo-verbalisation constituent ainsi l'essentiel des dossiers de Me Adrien Weil, avocat spécialisé en droit des infractions routières.

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